Chance ou malchance ?

 

Il y avait, dans un village, un homme très pauvre qui avait un très beau cheval.

Le cheval était si beau que les seigneurs du château voulaient le lui acheter, mais il refusait toujours.

« Pour moi ce cheval n’est pas un animal, c’est un ami.

Comment voulez-vous vendre un ami ? » demandât-il.

Un matin, il se rendit à l’étable et le cheval n’était plus là.

Tous les villageois lui dirent : « On te l’avait bien dit !

Tu aurais mieux de le vendre.

Maintenant, on te l’a volé… quelle malchance ! »

Le vieil homme répondit :

« Chance, malchance, qui peut le dire ? »

Tout le monde se moqua de lui.

Mais 15 jours plus tard, le cheval revint, avec toute une horde de chevaux sauvages.

Il s’était échappé, avait séduit une belle jument et rentrait avec le reste de la horde.

« Quelle chance ! » dirent les villageois.

Le vieil homme et son fils se mirent au dressage des chevaux sauvages.

Mais une semaine plus tard, son fils se cassa une jambe à l’entraînement.

« Quelle malchance ! » dirent ses amis.

« Chance ou malchance, qui sait ? »

« Comment vas-tu faire, toi qui est déjà si pauvre, si ton fils, ton seul soutien, ne peut plus t’aider ? »

Le vieil homme répondit :

« Chance, malchance, qui peut le dire ? »

Quelques temps plus tard, l’armée du seigneur du pays arriva dans le village,

et enrôla de force tous les jeunes gens disponibles.

Tous… sauf le fils du vieil homme, qui avait la jambe cassée.

 « Quelle chance tu as, tous nos enfants sont partis à la guerre,

et toi tu es le seul à garder avec toi ton fils.

Les nôtres vont peut-être se faire tuer… »

Le vieil homme répondit :

« Chance, malchance, qui peut le dire ? »

« Chance, malchance, qui peut le dire ? »

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